Une année autour du monde

"Un voyage se passe de motifs. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens; on lui cherche des raisons. Et on n'en trouve qui ne valent rien. La vérité, c'est que l'on ne sait omment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu'au jour où, pas trop sûr de soi, on s'en va pour de bon. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même..."
Nicolas Bouvier - L'usage du monde


Cliquez ici pour découvrir l'équipe !

Cliquez ici pour découvrir l'équipe !
notre mail : deliryautourdumonde@gmail.com

vendredi 31 octobre 2008

Essaouira - Entre Port et Médina






Nous avions découvert en amoureux le port d'Essouira, il y a trois ans. Il nous tenait à coeur de revenir dans cette ville de contraste, avec les enfants. Nous y arrivons, cette fois-ci par la mer et nous ne sommes pas déçus!
Le port est d'un autre âge, tout droit sorti d'un livre de pirates, avec ses bateaux de bois bleu, ses remparts donnant sur la médina éclatante de blancheur. A quelques kilomètres de là, longeant la plage, le désert vient se jeter dans la mer.

Nous passons une soirée mémorable dans une échoppe de pêcheurs, à choisir nos poissons sur l'étal pour les voir sitôt grillés et arrivés dans nos assiettes. Nous partageons ce dîner avec nos amis Stephan et Heike, allemands de Hambourg, passionnés de voile et de toute forme de glisse, Kide surf, windsurf, ... (voir la vidéo sur le bandeau à droite)
Je trouve au hasard de mes déambulations dans la ville, juste derrière les remparts de la Médina, un informaticien qui étudie les symptomes de mon PC. Bilan: irréparable sur place. J'attendrais les Canaries pour trouver une solution.

Séance tatouage au hénné. les bras des filles et des garcons se couvrent de dragons, scorpions et autres fleurs, ... pour la plus grande joie d'Emmanuelle.
Emmanuelle, Claire, Sophie et Anne découvrent le hammam et les bains. Elles font gringalettes à côté des mamas marocaines, toutes nues, aux fesses et poitrines débordantes. Massage tonique au crin, eau chaude, ... Les marocaines s'amusent de ces peaux blanches et menues. Anne contemple médusée ces femmes s'étalant sur le carrelage, s'aspergeant en plongeant une louche alternativement dans un seau d'eau chaude ou un autre d'eau froide.

lundi 13 octobre 2008

Funchal, Ile de Madère

Après deux journées à Porto Santo, nous avons mis le cap vers l'île voisine, Madère. Nous mouillons devant le port Funchal, une immense ville très touristique. Le contraste est saisissant avec le Portugal Continental que nous avons découvert à Peniche. Ici, on sent un niveau de vie élevé, et une île entièrement tournée vers le tourisme huppé.

Les dénivelés sont impressionants avec un point culminant à 1800m pour une île d'à peine 60 km de longueur. Nous faisons une randonnée dans les bois. Fleurs, fleurs et encore fleurs! Incroyable végétation luxuriante et des canaux d'irrigation qui drainent une eau omniprésente. Etonnament, malgré cette eau à fleur de colline, pas de moustique ni d'insecte.


Après cinq jours de repos, nous reprenons la mer pour retrouver le continent, ... ou plutôt un autre continent: l'Afrique! La traversée est très mouvementée avec une mer très houleuse, des grains et un vent de 30 noeuds. Difficile de dormir, avec des coups de butoirs sous le carré et des flotteurs qui tapent la mer avec violence et font caisse de résonnance. Heureusement la fin du voyage est plus calme. Le vent mollit et la mer s'aplatit. Nous arrivons à Essaouira le 10 octobre à 11h00, après 390 miles et 38 heures de mer.

lundi 6 octobre 2008

Jour d'école sur No Limit

Voilà de quoi rassurez les professeurs de nos chères têtes blondes... et remettre un peu de justice pour leurs amis: il y a aussi de l'école pour la tribu, au plus grand dam de certains!



vendredi 3 octobre 2008

Vive le Portugal!


Le Portugal et les Portugais nous ont accueillis. Je dis "accueillis" car s'il y a un peuple chaleureux, c'est bien celui de Lusitanie!
A chaque pas, dans la ville de Peniche, les portugais, en particulier les femmes nous arrêtent. J'ai cru un temps que c'était pour mon charme, mais rapidement, j'ai compris qu'une famille nombreuse les ravissait. Les vieilles dames, habillées de noir, comme de coutume, comptent à notre passage les enfants et nous demandent d'un signe circulaire suivi de deux doigts pointés vers Emmanuelle et moi s'ils sont tous à nous. Notre niveau de portugais limite malheureusement nos échanges à quelques sourires et signes de la main. La chaluer est malgré tout communicative.
Nous restons au port trois jours, profitant du Wifi dans un bar et du marché couvert aux prix dérisoires (un rêve! des étalages de poissons à faire pâlir les halles dijonnaises!) et de plages superbes où les surfeurs s'en donnent à coeur joie.
La ville est un doux mélange de port de pêche à l'activité conséquente et de toursime. Nous avons la chance d'être déjà hors saison.

Nous quittons le continent pour une navigation de trois jours, direction l'archipel de Madère. La mer est forte, avec une houle croisée (houps! pas top pour le mal de mer) et un vent de 30 noeuds établi avec pointe à 45 pour la 2nde nuit. Que du bonheur!

Après finalement seulement 56 heures, et 570, miles, nous mouillons dans la baie de Porto Santo. Sable fin, cactus, eau limpide à 24 d°, ... bref nous avons la récompense de la traversée.

jeudi 25 septembre 2008

Espagne - Golfe de Santa Marta


Nous voici en Galice! Nous mouillons à Carino, dans le Golfe de Santa Marta, après 36 heures de navigation dans des conditions de vent et de mer raisonnables (pour le golfe de Gascogne s'entend!).
Emmanuelle, Clotaire, Anne et Emilie partagent, en compagnons du mal de mer, la même cabine. La position allongée leur convient particulièrement bien! Michel, notre skipper, et Jérôme se partagent les quarts, pour ces premières navigations (il faudra penser à une meilleure répartition du sommeil!).

Ballade autour du cap dans les forêts d'eucaliptus (voir la vidéo su rle blog), et découverte d'un mode de sépulture sensiblement différent de nos cimetières français.

Après deux jours, nous reprenons la mer pour Lisbonne ou l'île de madère; ce seront les vents qui décideront... Et oui, nous apprenons à partager nos décisions avec Eole! Un grand apprentissage pour les enfants qui découvrent que l'on peut ne pas tout maitriser.

Le passage du cap Finistère espagnol est extraordinaire? Nous battons notre précédent record, avec une pointe à 23,9 noeuds! La mer est agitée et le passage de ce cap sous la pleine lune et une nuit étoilée est mythique. Que du bonheur! (enfin pour ceux qui veillent..)

Une fois le cap passé, la mer mollit jusqu'à devenir d'huile. Le soleil resplendit toute la journée et nous bronzons à l'avant du bateau. Cette baisse de vitesse nous permet de mouiller enfin une traîne. Nous sortons trois petits thons rouges (des bonites) qui ont la bonne idée de se prendre à l'hameçon à 12H30, juste pour l'apéro. Je lève les filets et les prépare en carpaccio, avec huile d'olive, citrons et échalottes... un verre de rosé... Que demander de plus?

Le vent a décidé. Nous abordons à Peniche, à 90 miles au nord de Lisbonne. Joli port de pêche où nous trouvons enfin du wifi pour vous écrire ces quelques mots et mettre en ligne les vidéos.*

mercredi 17 septembre 2008

L'Aber Wrac'h... Larguez les amarres!







Cette fois, c'est parti! Après les approvisionnements chez ce breton de Michel Edouard Leclerc et le chargement des valises (merci le Cned pour sa contribution au poids de nos bagages!), nous avons hissé la grand voile et le genaker pour quitter l'Aber Benoit, lundi 15 septembre à 18H00. Ciel bleu, mer calme, vent portant... idéal pour partir.
Nous avons passé Ouessant (sans voir notre sang) et la Pointe du Ras de Sein (sans voir notre fin). Bref, une grosse marmite avec pleins de remous, mais le vent avait la bonne idée d'e^tre orienté comme le courant, donc de ne pas lever la mer.
150 miles pour cette première navigation. Une nuit et une journée. En fin de matinée, mardi, le vent faiblit et retarde notre arrivée à Belle Ile en mer. Nous passons le phgare des Poulains et mouillons au Port de Sauzon 19H00.

Mercredi matin: Nettoyage de la carène du bateau : brosse et scotch brite sur la longeur des deux coques (c'est long deux coques de 17m!). Deux heures d'huile de coude et voilà No Limit affuté, pour notre prochaine étape : Direction l'Espagne et son Finistère: la Corogne




En attendant les vents portants prévus dans 48 heures, ballade à vélo entre Sauzon et la mythique plage de Donant.