
Le Manitoba et l'ontario ont tenu leur promesse d'étendues de bois et de lacs, sous un ciel froid et pluvieux. En prime, nous avons eu l'excellente idée de poursuivre notre quête d'absolu, en nous enfilant avec notre camping car et ses 29 pieds de long, dans de charmants sentiers jusqu'à trouver le coin de rêve, coincé (au sens propre du terme) entre deux lacs adorables... Mais ce qui devait être paradisiaque s'est transformé en enfer: 1 minute pour s'y mettre, sept heures pour en sortir! Des sables mouvants en plein Ontario, à 40 km du premier village! Aucune dépanneuse n'aurait pu se glisser pour nous en sortir. Bref, nous ne pouvions compter que sur nous. Il fallait bien une note de Raid Gauloise à notre aventure! J'ai alors découvert que notre camping-car était à propulsion et non une traction... J'aurai préféré une 4x4! Bref, Côme et moi avons passé de 8h du matin à 16h à creuser, couchés sour le camping-car pour en dégager le long derrière ensablé... J'ai béni le ciel d'avoir invetsi, dans un stock de l'armée US du Wyoming, dans une pelle-bêche. Le meilleur investissement de l'année! Et promis de déposer un ex-voto dans la première église venue lorsque nous avons trouvé le long d'une voie ferrée un vieux matelas et une longue tole d'acier. Le salut tient à peu de chose!
Avant de rejoindre la plus belle partie du pays, (forcèment la francophone!), le Québec, nous avons découvert Ottawa, superbe ville aux musées magnifiques (et avec une patisserie libannaise merveilleuse, dans ses halles centrales!). Nous avons assisté à la messe de la Pentecôte à la Cathédrale, où le sermon du prêtre s'est transformé en harangue pour la sauvegarde de la langue française, une vraie tribune politique! Nous sommes bien à la croisée des deux mondes, l'anglophone et le francophone et la coexistence des deux langues officielles du pays et des deux cultures n'est pas si simple.




