Une année autour du monde

"Un voyage se passe de motifs. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens; on lui cherche des raisons. Et on n'en trouve qui ne valent rien. La vérité, c'est que l'on ne sait omment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu'au jour où, pas trop sûr de soi, on s'en va pour de bon. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même..."
Nicolas Bouvier - L'usage du monde


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jeudi 10 novembre 2011

Une rivière trop tranquille


Le voyage est propice à l'écriture!
J'entame l'écriture de ce roman alors que nous approchons de l'archipel de Madère, en octobre 2008. Je pose le point final à la première version du manuscrit en avril 2009, dans l'Utah, après 13.000 km à la voile et près de 20.000 km en camping-car.
En juin, j'envoie le manuscrit à des maisons d'édition et, à peine 15 jours après notre retour en France, je reçois un appel sur mon portable: Calmann-Levy est intéressé pour le publier !

Autant dire que ce roman fait partie du voyage... Les enfants m'ont vu passer de longues heures à écrire, la nuit alors que j'étais de quart à bord de No Limit, au bord d'une plage idylique à Paamul au Mexique, ... Les personnages du roman étaient des passagers clandestins, dont le destin se jouait lors d'âpres discussions entre Emmanuelle, Côme et moi. "Lisa doit-elle mourir? Et ce salaud de Rulfig? ..."

Bine sûr, j'ai dû retravailler le manuscrit et les échanges, voire les confrontations avec l'éditeur, ont été source de tension positive et d'une évolution significative du roman, depuis la première mouture jusqu'à la versin finale.

Bonne lecture!

Jérôme


Pour commander le livre: http://livre.fnac.com/a3677549/Jerome-Deliry-Une-riviere-trop-tranquille

jeudi 4 mars 2010

Une autre belle aventure!

J'ai eu le bonheur de rencontrer Jeanine Balland des éditions Calmann Levy suite à l'envoi du manuscrit que j'avais écrit pendant le voyage, un roman sur la résistance en Bourgogne.
De fil en aiguille, Jeanine m'a convaincu d'écrire le récit du voyage. Le voici! Il est disponible dans les librairies depuis le 3 mars 2010.

Je vous en livre les premières lignes:

L’Aber Wrac’h

15 septembre 2008, le jour du départ

Le Volkswagen Transporter rouge pétant se gare à l’extremité du petit port. La porte coulissante s’ouvre à grand bruit et la joyeuse tribu s’extraie de la camionnette. Côme, Claire, Sophie, Philibert, Clotaire, Anne et Emilie, les voilà tous sur le quai, balayant du regard les eaux de l’Aber pour tenter de repérer la silhouette de No Limit. Soudain, Sophie s’écrie :

- Je le vois ! Je le vois ! Là-bas…

Six paires d’yeux se tournent aussitôt vers elle pour suivre son doigt pointé vers un bras de mer. Là, flottant tranquillement dans le courant de la marée montante, No Limit les attend, prêt à embarquer son équipage de jeunes mousses pour une aventure autour du monde.

Après la longue route depuis le sud de la Bourgogne jusqu’aux confins du Finistère, l’excitation monte. Clotaire court le long des quais, sautant par-dessus les anneaux d’acier, enjambant les amas de filets et les lourdes amarres lovées sur le quai. Déjà, il faut surveiller Anne et Emilie qui s’approchent un peu trop près du bord, au goût de Maman. A cinq ans et deux ans et demi, elles ne savent pas encore nager. Je redoute le pire. Je n’aurai pas droit à une minute de répit.

- C’est Michel !

Claire a repéré la silhouette du capitaine se détachant au pied du mat. Tout le monde se met à crier en levant les bras et en brassant l’air comme autant de jeunes albatros au décollage. Enfin, Michel tourne la tête. Il a repéré la tribu. Je l’imagine se disant « Ca y est… finie la tranquillité. L’aventure commence, et quelle aventure ! Sept enfants à bord de No Limit...» Un signe de la main et le voici qui saute dans l’annexe à moteur pour rejoindre le port. Déjà, Papa et Maman déchargent les bagages et une petite montagne se forment. Ici les sacs à dos, là les caisses de médicaments, deux sacs remplis de romans et une valise pour les cours du Cned. Michel, très attentif au poids de son bateau et à ses performances en navigation, risque de faire la grimace. Mais, on ne part un an autour du monde, avec sept enfants, sans un minimum d’affaires ! Il n’y a que moi qui, perchée à la vigie, ne prendra guère de place sur le bateau. Quant à mes bagages…

Je m’appelle Inès et j’ai deux mois et demi… depuis douze ans ! Je suis née en novembre 1995, dix huit mois après Côme, et j’ai fait le mauvais tour à mes parents de repartir sur la pointe des pieds, une nuit de janvier 1996. Un sommeil profond, un peu trop, et je me suis retrouvée au ciel. Une apparition furtive sur la terre, juste le temps de prendre goût à la vie de famille et de m’attacher à ceux qui allaient faire l’objet de toutes mes attentions, mes parents, mon grand frère et mes petits frères et mes petites sœurs. Vous imaginez aussi ma tête lorsque l’idée a commencé à germer dans l’esprit de Maman de partir autour du monde! Déjà, dans le cadre habituel de leur vie dijonnaise, je ne dormais que d’un œil, pour éviter les catastrophes ou en réduire les effets. Sur les océans et les routes du nouveau monde, je m’attends à passer de longues heures à veiller sur eux. Mes parents sont un peu fous, un brin anticonformistes. Bien sûr, ce ne sont pas de doux rêveurs vivant de l’air du temps, mais ils prennent un malin plaisir à vivre pleinement leurs envies. Je crois d’ailleurs que mon départ prématuré n’a pas été étranger à leur philosophie : Vivre plusieurs vies en une vie !


Un an de voyage… Quand je me souviens que, sur une simple semaine en camping-car en Ardèche, nous avions frôlé la catastrophe. J’en ai encore des frissons...






mardi 30 juin 2009

Très chers cousins du Québec

Si le temps n'était pas clément, que dire de l'accueil de nos chers cousins du Québec, sinon qu'il était chaleureux, simple, émouvant, ... bref merveilleux!

Lise et Francisco, Yves et Marcelle, Pauline et Michel, Linda et Jean-Pierre, ... et tous leurs amis nous ont ouvert leur maison, leur table et leur coeur. Le long du Saint Laurent, nous sommes descendus de Montreal à Quebec, au fil des amis et des rencontres. Vive la famille...

Comment oublier la cardinalisation magnifique de ces homards et autres crabes des neige, qui, après un petit bain, ont terminé dans nos assiettes? Comment passer sous silence la gastronomie de ce restaurant italien des Cantons de l'Est, des ces ravioles au foi gras et des ces vins incroyables? Comment ne pas verser une larme sur le Cipate de Lise?

"Maudits français" dit-on ici, avec affection... Notre venue a permis de rétablir une vérité historique méconnue: Louis XVI a été décapité, non pas pour une histoire de révolution, mais parce qu'il avait abandonné le Québec aux anglais.


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dimanche 21 juin 2009

La loi de l'emmerdement maximum...





Le Manitoba et l'ontario ont tenu leur promesse d'étendues de bois et de lacs, sous un ciel froid et pluvieux. En prime, nous avons eu l'excellente idée de poursuivre notre quête d'absolu, en nous enfilant avec notre camping car et ses 29 pieds de long, dans de charmants sentiers jusqu'à trouver le coin de rêve, coincé (au sens propre du terme) entre deux lacs adorables... Mais ce qui devait être paradisiaque s'est transformé en enfer: 1 minute pour s'y mettre, sept heures pour en sortir! Des sables mouvants en plein Ontario, à 40 km du premier village! Aucune dépanneuse n'aurait pu se glisser pour nous en sortir. Bref, nous ne pouvions compter que sur nous. Il fallait bien une note de Raid Gauloise à notre aventure! J'ai alors découvert que notre camping-car était à propulsion et non une traction... J'aurai préféré une 4x4! Bref, Côme et moi avons passé de 8h du matin à 16h à creuser, couchés sour le camping-car pour en dégager le long derrière ensablé... J'ai béni le ciel d'avoir invetsi, dans un stock de l'armée US du Wyoming, dans une pelle-bêche. Le meilleur investissement de l'année! Et promis de déposer un ex-voto dans la première église venue lorsque nous avons trouvé le long d'une voie ferrée un vieux matelas et une longue tole d'acier. Le salut tient à peu de chose!



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Avant de rejoindre la plus belle partie du pays, (forcèment la francophone!), le Québec, nous avons découvert Ottawa, superbe ville aux musées magnifiques (et avec une patisserie libannaise merveilleuse, dans ses halles centrales!). Nous avons assisté à la messe de la Pentecôte à la Cathédrale, où le sermon du prêtre s'est transformé en harangue pour la sauvegarde de la langue française, une vraie tribune politique! Nous sommes bien à la croisée des deux mondes, l'anglophone et le francophone et la coexistence des deux langues officielles du pays et des deux cultures n'est pas si simple.

samedi 23 mai 2009

Salt Lake - Grand téton - Yellow Stone

Retour vers l'Utah, au nord cette fois -ci, pour découvrir le pays des mormons et en particulier le célèbre lac salé, Salt Lake et Antelope Island, une île magnifique au centre de ce désert d'eau et de sel. Puis route vers le grand nord, le Wyoming, Grand Téton (ce nom évocateur a enthousiamé la famille!) et le célèvre Yellow Stone !

Et, comme pendant l'hiver nous étions au soleil, à quelques jours de l'été, nous sommes... sous la neige! Et oui, à 2400 mètres d'altitude, il reste encore un manteau immaculé sur les sommets des Rocheuses, et une couche giant size forcément, deux à trois mètres, pour notre plus grand plaisir. Paysages incroyables, immenses, à couper le souffle, entre lacs gelés, geysers et sources chaudes... L'Amérique sauvage, avec ses bisons et ses élans sur les grandes plaines, bref nous touchons le mythe de Grand Ouest et des pionniers. Il fallait qu'ils soient courageux pour s'installer en ces lieux rudes!

Puis, c'est la route du Canada. Nous traversons les immenses étendues du Nord Dakota et du Manitoba canadien. Des champs, des champs, encore des champs, puis des forêts, des forêts, et encore des forêts. Nous retrouvons nos amis, Len et Shelley, ainsi que leur cinq enfants, que nous avions découverts au Mexique. Il fallait bien cette motivation pour nous retrouver dans des prairies humides, à peine remises de l'hiver glacial de ces latitudes un peu trop septentrionales... Alors, pluie et vent au rendez-vous... Bouh! Vive la bonne soupe chaude! Nous n'avons plus l'habitude. Et puis, c'est la route de l'Ontario. Comme on le dit là-bas: rocks and trees, and rocks and trees and trees and rocks ... and lakes! des kilomètres de forêts et des milliers de lacs, sans fin! Vivement le Québec et nos chers amis fidèles à la langue de Molière remaniée cependant façon Sirop d'érable. Charlebois, Céline Dion et leurs amis nous attendent. On adore!

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dimanche 17 mai 2009

Les Grands Parcs avec les cousins - la vidéo

Après quelques semaines de silence-vidéo, voici une petite séquence..., 12mn quand même, mais il fallait bien cela pour la richesse des paysages de l'Utah et le plaisir de retrouver les cousins lillois et Armelle !!!

Emmanuelle a poursuivi avec Christelle et ses quatre enfants la route de Las Vegas à San Francisco, pendant que Jérôme faisait un retour éclair à Dijon. Treize dans le camping car, deux mamans pour onze enfants... qui dit mieux pour traverser la Vallée de la Mort, Sequoia National Park et enfin passer le Golden Gate et arpenter les collines de San Francisco? Et pour pimenter le tout, le camping-car qui prend la pluie par le toit: cuvettes et baches pour colmater les fuites! Heuresement, Laure et Benoit, installés depuis cinq ans dans la Silicon Valley avec leur cinq enfants, nous ont accueillis avec une grande gentillesse, malgré les allures d'invasion de notre joyeuse troupe. Vive les familles nombreuses!


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mercredi 29 avril 2009

Las vegas et Les Grands Parcs


Nous avons accueilli Ludovic (le frère d'Emmanuelle), Christelle et leurs quatre enfants et navigons désormais à deux camping-car, en convoi. Malgré tout ce que l'on nous avait dit, les grands parcs sont au delà de nos attentes, tout simplement extraordinaires. Des paysages à couper le souffle, des randonnées au milieu de canyons, de défilés, de falaises d'ocres, ... des routes et des dénivelés, des nuits très froides et des journées très chaudes, ... avec en prime, bourbon, bière, vin d'Amérique du Sud ou de Californie, cuisine à la braise sous les étoiles. Bref, le bonheur partagé en famille et la joie des cousins de se retrouver.


Pour les images et les vidéos, il faudra attendre un peu...